Motions FCPE 86

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Intervention au C.D.E.N du 26 avril 2010

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INTERVENTION C.A.E.N du 29 01 2010

Madame la Rectrice

Monsieur le Préfet

Madame la Présidente du Conseil Régional

Mesdames, Messieurs

Nous souhaitons vous soumettre une idée basique, fondamentale, ancienne certes mais essentielle pourtant. Les parents d'élèves que nous sommes, convaincus de la nécessité de l'école laïque et gratuite, soucieuse de la formation des enfants de la République vous demandent, ainsi qu'à monsieur le ministre de l'Education Nationale, DE VRAIS ENSEIGNANTS FORMES.

Nous constatons quotidiennement l'importance des méthodes pédagogiques choisies, l'apport positif d'une approche psychologique dans la qualité d'apprentissage de nos enfants. Le ministère a fourni l'an passé l'ensemble du programme du primaire à tous les parents, et nous mesurons d'autant plus la difficulté du métier d'enseignant. Il ne viendrait à l'idée d'aucun d'entre nous de confier son véhicule, son lave-linge ou son ordinateur à un réparateur qui se formerait sur le tas. Personne ne ferait construire sa maison par un boulanger, ne se ferait opérer du cœur par un coiffeur...

Or aujourd'hui, le ministre nous propose de confier l'éducation de nos enfants à des personnes non formées. Les vacataires qui parfois assurent les remplacements, quand il arrive que le rectorat puisse en trouver, n'ont pas de formation pédagogique ni psychologique. C'est ainsi que nous constatons quotidiennement les dégâts occasionnés par la non-formation de ceux qui nous sont présentés comme des enseignants. S'il était question de produits cosmétiques nous dénoncerions la tromperie sur marchandise. Mais notre inquiétude est bien plus grande car nous ne pouvons accepter que soient ainsi maltraités des citoyens en devenir. L'école prépare l'avenir de notre société et nous refusons la dégradation de ce service public.

Nous relevons déjà une demande de plus en plus marquée de cours particuliers payants sur les établissements dont les remplacements ne sont pas ou mal assurés. Ces entorses de plus en plus nombreuses au principe de la continuité du service de l'enseignement, attentent gravement à l'égalité de traitement sur le territoire. Aussi, c'est hélas forts des expériences en cours dans tous les établissements de l'Académie que nous refusons de voir cette non-formation s'imposer à l'ensemble des élèves dans l'ensemble des matières.

La réforme de la formation des enseignants propose de positionner des stagiaires seuls devant une classe. Quelle sera leur responsabilité juridique ? La FCPE demande que soit revue à la hausse la formation des enseignants parce qu'enseigner est un métier, et monsieur le ministre, parce que tous les enfants de la République le valent bien !

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CAEN du 27 novembre

Intervention rythme scolaire

Intervention pass'contraception

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CDEN du 10 novembre 2009

Motion lue par les représentants FCPE le jour du CDEN (Conseil Départemental de l'Education National), le 10 novembre 2009. En savoir plus

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Rentrée scolaire 2009 - CDEN

Motion lue par les représentants FCPE le jour du CDEN (Conseil Départemental de l'Education National), le 8 septembre 2009

Monsieur le Préfet, Monsieur le Président du Conseil Général, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

En cette rentrée 2009/2010 l'incontournable et médiatique sujet de l'éventuelle pandémie de grippe A/H1N1 interpelle aussi les parents pour des raisons très concrètes.

Cette épidémie représente-elle un risque réel pour la santé ?

Si la réponse est oui, alors nous demandons en urgence que les mesures nécessaires à la mise en pratique des conseils élémentaires d'hygiène et de prévention soient prises. Le lavage des mains nécessitant 50 minutes pour 100 élèves, nous réclamons donc une multiplication des points d'eau si clairsemés dans tous les établissements. Il apparait donc tout autant indispensable d'équiper tous les établissements de fontaines à eau pour éviter à nos enfants de boire dans les toilettes ainsi qu'ils le font actuellement faute de points d'eau séparés.

Nous remarquons aussi l'inexistence de poignées de portes adaptées, de poubelles, d'essuie-mains à usage unique, de solutions hydro alcooliques et la liste reste incomplète.

Les centaines de millions d'euros dépensés en communication n'auraient-ils pas été mieux investis dans l'achat du matériel destiné à l'hygiène quotidienne de nos enfants ?

Des salles d'isolement et du personnel de surveillance, ainsi que la présence rapide de personnel de santé sont donc également indispensables.
Nous formulons à ce sujet notre étonnement de n'entendre nulle part mentionné la médecine scolaire. L'appauvrissement de ce service public est-il si grand qu'il ne puisse intervenir dans toutes les écoles ?

Enfin, nos interrogations portent sur les effectifs possibles d'enseignants remplaçants qui se devraient d'être renforcés dans le cadre d'un réel danger de pandémie. Nous sommes bien conscients du coût financier de toutes ces mesures minimum d'hygiène que nous réclamons depuis fort longtemps.

En cette période de crise, la prise en charge des enfants au débotté en cas de fermeture de la classe ou de l'établissement demeure un souci majeur pour tous les parents salariés qui ne peuvent obtenir de congé pour enfant non malade.

Si la réponse est non, nous rappelons que les épidémies annuelles de grippe saisonnière, de gastroentérite et autres petits désagréments hivernaux seraient bien endigués par la mise en place de ces mesures d'hygiène préventives.
Ainsi abordons-nous cette rentrée avec les mêmes constats de défaillance de l'éducation nationale pour cause de sous effectifs et manque grave de moyens.

Envisager une pandémie de grippe, et même y être confronté, souligne une fois de plus combien il est urgent de redonner une priorité à notre service public d'éducation.

Nous déplorons des moyennes d'effectifs par classe dépassant souvent largement les limites tolérables pour le bon apprentissage des élèves. Après leur avoir supprimer deux heures hebdomadaires d’enseignement en primaire, le Ministère continue d'entasser un peu plus d'élèves par classe chaque année et de leur supprimer mathématiquement du temps de disponibilité du professeur.

Au sortir du dixième été consécutif de cocorico national commentant les nouveaux records de natalité française, nous attendons toujours une politique cohérente d'accueil de ces enfants à l'école. Comment se féliciter du nombre croissant de naissance et dans le même temps prétendre qu'il faut moins d'enseignants ? Et le retour devant des élèves des enseignants affectés sur d'autres missions ne peut que désorganiser un peu plus le système. Nous restons également très vigilant quant à la capacité réelle de certains d'entre eux, qui pour toutes sortes de causes ne pouvaient plus être en contact avec des élèves, à pouvoir reprendre dans de bonnes conditions une classe. Il est des allergies qui sont définitives.
Quelle cohérence pouvons-nous entendre quand la même année les effectifs de maternelle grimpent à 30 élèves par classe et que l'absentéisme en secondaire tente d'être jugulé par la mise en place des médiateurs de la réussite scolaire ? Les parents savent que la maternelle permet, parmi toutes ses missions, la mise en place d'une bonne socialisation quand elle n'est par surchargée.
Quelle cohérence lorsque les effectifs des écoles comprenant une CLIS sont à plus de 27 en classe ordinaire ? Quels peuvent-être les moments d'intégration dans de telles conditions ?
Quelle cohérence entre la volonté affichée d'accueil des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire et le non-renouvellement des contrats des personnels en charge de l'aide ?

Nous, parents, si souvent accusés de ne pas savoir éduquer nos enfants, savons que la cohérence est le pilier de tout système éducatif.

Le deuxième pilier est la continuité dans les méthodes de travail et nous redemandons donc avec insistance à Mme l’Inspecteur d’Académie de bien vouloir nous remettre les conclusions des différentes commissions de travail concernant pour mémoire le schéma territorial, la maternelle et l’évaluation des résultats scolaires. Les comptes rendus de ces commissions sont attendus depuis plus de deux ans. Nous réaffirmons notre volonté de voir réactiver ces commissions de travail.

En effet, la FCPE86 considère que le CDEN et les commissions de travail qui peuvent en découler ne doivent pas être des chambres d’enregistrement des directives nationales, mais bien des espaces de concertations de tous les acteurs de la communauté éducative réunis pour une réelle harmonisation des intérêts divergents de l’éducation nationale, des collectivités locales, des enseignants et des parents d’élèves.

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Motion de la FCPE86 pour le congrès national FCPE de 2009

Mai 2009.

La FCPE de la Vienne constate en ces temps de précipitations ministérielles que le morcèlement à terme de l'Education Nationale et la destruction de ce socle commun de notre société, réveillent la citoyenneté de ses adhérents. A la tête de certains mouvements ou partenaires de divers collectifs, notre CDPE regrette les difficultés rencontrées dans son action par la désorganisation ambiante.

Nous l'avons localement souligné, la règle de conduite ministérielle est : que la précipitation règne et que la confusion ordonne.

La FCPE de la Vienne appelle donc tous les adhérents FCPE et tous ses partenaires de combat pour une école plus laïque, plus citoyenne, plus formatrice et respectueuse des élèves, à mieux s'organiser pour établir des projets cohérents, audibles et réformateurs. Les sujets de refonte de l'éducation sont légion. Nous demandons à la FCPE de communiquer plus en amont afin de privilégier le temps de réaction locale et l’établissement de partenariats avec les autres acteurs de la communauté éducative.

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Déclaration préalable.
CDEN du 24 mars 2009.

Monsieur le Préfet, Monsieur le Président du Conseil Général, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN.

Les parents d’élèves en situation de handicap tiennent par notre voix à vous alerter sur les difficultés rencontrées pour l’intégration de leurs enfants en milieu ordinaire. Non seulement les aides accordées par la CDAPH suite à un marathon dans le labyrinthe administratif, ne sont installées qu’avec approximations et retards dans les établissements, non seulement ces aides ne sont pas remplacées lorsque les personnels sont en arrêts maladie ou maternité, mais ces élèves vont devoir affronter la hausse des effectifs par classe due aux suppressions de postes.

Alors que notre pays s’enorgueillit chaque année, depuis dix ans, de son excellent taux de natalité, nous parents déplorons l’augmentation du nombre moyen d’élèves par classe. Il est aisé de comprendre qu’un enseignant en charge de 30 élèves dans une classe accorde de fait un tiers de temps en moins par élève par rapport à un enseignant en charge de 20 élèves. La qualité de son travail en est mathématiquement dégradée. Comment peut-on alors accueillir un ou plusieurs enfants en situation de handicap ?

Nous soutenons la mixité de nos écoles publiques et encore plus vis à vis du handicap qui doit faire totalement partie de la vie de nos enfants pour que les « ordinaires » sachent se comporter ordinairement envers les « handicaps ». Or l’obsession de la réduction des coûts prend le pas sur les besoins éducatifs et les effectifs proposés pour la rentrée 2009 seront un frein supplémentaire à l’intégration de tous.

Comment les enseignants pourront-ils prendre en compte les élèves" à besoins éducatifs particuliers" ainsi que recommandé par le BO du 25 octobre 2007 ?
Comment repérer et aider les élèves en grave difficulté en supprimant les postes de RASED ?
Comment prétendre vaincre l’échec scolaire en supprimant autant d’adultes dans les établissements, en laissant les jeunes sans encadrement suffisant ?

La mise en place variable de l’aide personnalisée présente un seul bilan : ces temps ne sont utiles aux élèves que parce qu’ils se déroulent en petit groupe.

L’accompagnement éducatif quant à lui, est tellement ajusté aux possibilités financières des collectivités locales qu’il n’est qu’un peu plus de poudre aux yeux jetée en pâture médiatique et surtout pas une réponse réelle aux inégalités territoriales.

La cour des comptes vient de publier le 16 décembre dernier un rapport intitulé « Les communes et l'Ecole de la République ». Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes a estimé, en le présentant en conférence de presse, que « l'Ecole est plus ou moins gratuite selon le lieu où on habite ». Nous ajouterons qu’elle reste plus ou moins accessible en fonction de votre différence.

Richard Descoings, chargé de la mission de consultation sur la réforme du lycée, souhaite une plus grande justice sociale. Nous tenons à vous rappeler que les lycéens ne sont pas des générations spontanées et qu’ils ont d’abord été des élèves de maternelle, puis d’élémentaire et des collégiens. En réduisant à peau de chagrin les moyens de notre Ecole de la République, vous refusez l’accès à l’éducation de nos enfants.

Comment pensez-vous atteindre avec ces moyens là un objectif de 50% d’une classe d’âge au niveau licence ?

La société de demain se prépare aujourd’hui, et nous ne saurons admettre le sacrifice du plus grand nombre de nos enfants au prétexte qu’ils ne sont pas nés dans de « bonnes familles » capables de financer leur formation en utilisant les différents systèmes privés.

Nous ne voulons pas revenir au temps des précepteurs particuliers.

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Motion du congrès départemental de la FCPE 86
Montmorillon le 29 novembre 2008

Halte à l’utilisation de la répression policière dans les établissement scolaire !

La FCPE86 s’oppose avec la plus grande fermeté aux pratiques traumatisantes des forces de l’ordre à l’intérieur des établissements scolaires. Les intrusions violentes dans les salles de cours et les fouilles de mineurs sont intolérables dans l’enceinte de l’école de la république.
La peur et les comportements déplacés ne sont pas des méthodes pédagogiques adaptées à notre démocratie.
La FCPE86 privilégie l’information et la prévention. Elle s’engage et soutient les actions concrètes dans chaque établissement dans l’esprit de coéducation et de concertation qui structurent toujours les actions de la FCPE86

Face aux provocations et gesticulations incessantes, il est temps de répondre par la cohérence et la coordination de nos mouvements.

Dans notre volonté d'informer nos adhérents nous sommes trop souvent confrontés à ce suivisme délirant.